Louis de Guyenne

 

Petit-fils de Charles V, petit-neveu de Jean de Berry et Philippe le Hardi, Louis de Guyenne (22 janvier 1397, dauphin en 1401, † 18 décembre 1415) avait de qui tenir. L’art dont il fut toujours entouré devait aussi former son goût. Dès mars 1397, le chasublier Guillaume de Baugis avait fourni des ornements en drap d’or pour la chapelle du nouveau-né. En avril, le peintre du roi Colart de Laon recevait de la reine paiement pour un tableau attaché au chevet de son lit représentant ses saints patrons Louis roi de France et Louis de Marseille. Et, en juin de la même année, l’orfèvre Jean Clerbourc était payé pour un hochet d’argent doré dont la façon était « de grant painne ». […]

 

I. Villela-Petit, « Louis de Guyenne », dans le catalogue d’exposition Paris 1400 – Les arts sous Charles VI (1380-1422), sous la direction d’E. Taburet-Delahaye (Paris, Musée du Louvre, mars-juillet 2004), Paris, 2004, p. 140-141. Hachette - ISBN : 2-21362-022-9

Nouvelles dévotions

 

Dans l’évolution de la piété à l’âge gothique, l’image tient une grande place. Elle est le support privilégié de l’expérience mystique à travers la contemplation, l’empathie et la participation aux épisodes de la vie du Christ représentés. Cette expérience n’est pas réservée au clergé et tend au contraire à se répandre chez les laïques, encouragée par les confréries, le théâtre liturgique et la prédication. La recherche d’une relation plus intime avec le Seigneur et d’une sanctification du quotidien passe par l’usage de différents types d’objets, entre autre le reliquaire portatif, le tableau de dévotion privée et le livre d’heures enluminé. [...]

 

I. Villela-Petit, « Nouvelles dévotions », dans le catalogue d’exposition Paris 1400 – Les arts sous Charles VI (1380-1422), sous la direction d’E. Taburet-Delahaye (Paris, Musée du Louvre, mars-juillet 2004), Paris, 2004, p. 245-246.

Hachette - ISBN : 2-21362-022-9

 

Voir aussi : « Maîtres peintres et enlumineurs : identités incertaines »

Et : « Louis de Guyenne »

Maîtres peintres et enlumineurs

 

Pour quelques peintres et enlumineurs identifiés : Jean Le Noir, Jean de Bruges, les frères de Limbourg et, malgré des avis divergents (Châtelet, 2000), Jacquemart de Hesdin et Jean Malouel, combien restent sans œuvre et combien d’œuvres encore sans nom d’auteur. [...]

 

Notices n° 5, Grandes Chroniques de France de Charles V, n° 43 A et B, Grandes Heures de Jean de Berry, n° 51 et 52, Dialogues de Pierre Salmon, n° 55, Œuvres de Christine de Pisan, exemplaire d’Isabeau de Bavière, n° 62 A et B, Œuvres de Christine de Pisan, exemplaire de Louis d’Orléans, n° 69, Bréviaire de Châteauroux, n° 70, Missel de Louis de Guyenne, n° 74, Livre des propriétés des choses, exemplaire de Béraud III, dauphin d’Auvergne, n° 78, Missel de la famille Trenta, n° 117 A, B et C, Salluste, et Histoires sur les livres de Salluste de Jean Lebègue, n° 145 A et B, Térence dit de Martin Gouge et Térence des ducs, n° 169 A et B, Heures de Charles le Noble et autres Heures, n° 171, Pontifical-Missel de Luçon, n° 172, Heures Boucicaut, n° 173, Heures Bessonnelle, n° 174, Trésor des histoires, n° 175, Heures Mazarines, n° 176, Heures de Saint-Maur, n° 177, Heures dites Bonaparte, n° 181, Manuel de Philippe de Valois, n° 182, Missel de Saint-Magloire, n° 202, retable de Pierre de Wissant, et n° 232, Grandes Heures de Rohan.

 

I. Villela-Petit, « Maîtres peintres et enlumineurs : identités incertaines », dans le catalogue d’exposition Paris 1400 – Les arts sous Charles VI (1380-1422), sous la direction d’E. Taburet-Delahaye (Paris, Musée du Louvre, mars-juillet 2004), Paris, 2004, p. 203.

Hachette - ISBN : 2-21362-022-9