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« Christine de Pizan et Honoré Bovet »  

 

[...] Raymond Thomassy caractérisait le Livre des fais d’armes et de chevalerie comme « à la fois un manuel d’éducation, un livre de stratégie et un code du droit des gens ». L’ouvrage est divisé en quatre parties ; la première inspirée de Végèce, la seconde de Frontin, et les deux dernières puisant largement dans l’Arbre des batailles que le provençal Honorat Bovet, prieur bénédictin de Selonnet, avait dédié au roi Charles VI. [...]

 

Ch. Reno et I. Villela-Petit, « Christine de Pizan, interprète d’Honoré Bovet », dans A. Loba éd., ‘Ton nom sera reluisant après toy par longue mémoire’. Etudes sur Christine de Pizan, Poznan, 2017, p. 251-269.

 

Voir aussi : Album Christine de Pizan

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« La dame à la biche »  

 

Le droit d’armes est tout autre chose que le droit de la guerre qui, avec la stratégie ou art militaire, fait l’essentiel du Livre des fais d’armes de Christine de Pizan, même si la terminologie qui est celle de son époque entretient une certaine confusion puisque « drois d’armes » se réfère tantôt aux lois de la guerre, tantôt au droit des armoiries. Ce dernier seul retiendra notre attention ici. Il constitue une annexe, un appendice ou épilogue, qui occupe les derniers chapitres du traité, où il est question de capacité héraldique, c’est-à-dire du droit à porter des armoiries, capacité que les hérauts d’armes appellent droit d’armes – « the right to arms » en anglais. Tout le passage que Christine y consacre, soit les trois derniers chapitres de son livre IV, suit de près l’Arbre des batailles d’Honoré Bouvet, qui lui-même puise ici sa matière dans le Tractatus de insigniis et armis de Bartole, un texte largement diffusé si l’on en croit les cent et quelque copies médiévales subsistantes. La comparaison des trois traités montre le peu d’originalité de Christine en une matière moins familière pour elle et peut-être entachée du soupçon de vanité, mais les divergences n’en prennent que plus de relief. Nous examinerons plus particulièrement les transformations subies par deux motifs : l’exemplum du « chevalier allemand » et la mention des armoiries personnelles des auteurs. […]

 

I. Villela-Petit, « La dame à la biche : Christine de Pizan et le droit d’armes », dans D. Demartini, C. Le Ninan, A. Paupert et M. Szkilnik éd., Une femme et la guerre à la fin du Moyen Âge. Le Livre des faits d’armes et de chevalerie de Christine de Pizan, Paris, 2016, p. 103-116.

 

Voir aussi : « Béraud III, dauphin d'Auvergne, ou Guichard II Dauphin ? Un cas d'homonymie héraldique »