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« Le Ditié de Jehanne »  

Le Ditié est la dernière œuvre composée par Christine de Pizan au terme d’une carrière de plus de trente ans d’écrivaine, poétesse et conseillère des princes. Intitulé « Beau Ditié à la louange de Jeanne d’Arc » par son premier éditeur, le médiéviste Achille Jubinal, en 1838, il exprime tout autant la faveur retrouvée du jeune roi Charles VII, alors âgé de 26 ans. L’œuvre est en fait dépourvue de titre particulier, « ditié » n’étant que la forme du texte, un dit ou pièce de poésie en soixante-et-une strophes de huit vers octosyllabiques, soit 488 vers. Ce poème d’éloge et chant d’action de grâces est un rare témoignage contemporain de « la Pucelle », épithète sous laquelle la jeune fille fut d’emblée désignée. […]

 

I. Villela-Petit, « Christine de Pizan et le Ditié de Jehanne », dans A. Baudin éd., Mémoires de la Société académique de l'Aube, 2020, t. 144bis : Autour du sixième centenaire du Traité de Troyes, 21 mai 1420, p. 67-77.

« Christine sans Christine »  

We know Christine de Pizan as one of the greatest poets and writers of late Middle Ages, but she might have had other strings to her bow. This paper extends the field of studies to manuscripts outside the corpus of her texts, which could be indebted to her in one way or another. Her interest in images and talent for creating new compositions was influential as numerous borrowings testify since her time, among others the allegorized clock of temperance, the wheel of Fortune populated by rising and fallen kings, and Perseus armed with a scythe riding Pegasus. Like her contemporaries Honorat Bovet and Jean Lebègue, she can rightly be considered an iconographer. A copy of the Grandes Chroniques de France (Paris, Bibl. Mazarine, ms. 2028), that unusually highlights the Queen of France, seems to reflect her political ideals through the models of past queens represented to their advantage. It may be no accident that two of Christine favorite illuminators were at work in this manuscript, the Master of the Epître d’Othéa and the Master of the Cité des Dames. Thus the question arises whether one should not add to her talents those of supplier of books and adviser to the queen.

 

I. Villela-Petit, « Christine sans Christine », dans Studi Francesi, t. 195 : G. Parussa et A. Valentini éd., Christine de Pizan en 2021 : Traditions, filiations, genèse et diffusion des textes, 2021, p. 515-534.

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