« Le portrait armorié du XVe siècle »  

 

Comme la Bibliothèque nationale de France avait légitimement inauguré les fastes monétaires en la personne de Michel Dhénin, la même institution n’ouvre pas moins légitimement ceux de la médaille en la personne d’Inès Villela-Petit, conservatrice au département des Monnaies, médailles et antiques. Par cet art des transitions dont elle a le secret, Inès nous fait insensiblement passer de la première à la seconde partie grâce aux «pièces en façon de monnaie» de Charles VII (1422-1461), la fin de la guerre de Cent Ans signifiant aussi en France la naissance de l’art de la médaille sur des modèles monétaires, certaines «calaisiennes» s’inspirant pour leur part des sceaux. Mais la médaille à l’italienne fait aussi son apparition sous Louis XI (1461-1483), suivant deux courants, l’un pisanellien-napolitain (cour d’Anjou), l’autre romain (cardinaux, ministres). Les jetons et médailles des règnes de Charles VIII (1483-1498) et de Louis XII (1498-1515), «simultanément héraldiques et au portrait», relèvent ainsi de formes autochtones et italianisantes. [extrait de la préface]

 

I. Villela-Petit, « Le portrait armorié dans les médailles françaises du XVe siècle », dans Y. Loskoutoff éd., Héraldique et Numismatique I, Moyen Age - Temps modernes, 2013, p. 125-145.

Presses universitaires de Rouen et du Havre - ISBN : 978-2-87775-572-6

 

Voir aussi : « Médaille de Louis XII » et « L’art nouveau du portrait en médaille »